Le partage des pratiques et les réseaux d'échange

Au cours des dernières années, les intervenantEs de divers milieux œuvrant dans le domaine de la sécurité des femmes ont manifesté le besoin de partager leurs pratiques et de s'inspirer de celles des autres partenaires, en vue d'éviter les dédoublements et de maximiser les actions. Ce partage vise aussi la promotion des «meilleures pratiques», tant à l'échelle locale, que nationale et internationale. De multiples réseaux sont actuellement en développement pour favoriser la meilleure diffusion possible des expériences. Divers moyens sont également employés pour promouvoir les pratiques et le développement des connaissances dans le domaine, tels des répertoires de ressources, concours, séminaires, conférences internationales et missions d'échange.

La réalisation de projets reliés à la sécurité des femmes a aussi été soulignée dans le cadre de concours et d'événements internationaux portant sur la question plus globale de la participation des femmes au développement urbain et de la prise en compte de leurs besoins spécifiques par les gouvernements locaux.

Entre deux arrêts À titre d'exemple, le processus ayant mené à l'instauration du service Entre deux arrêts de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM) a été reconnu parmi les Meilleures pratiques d'Habitat (Nations unies) en 2000 et a fait l'objet de présentations par le Comité d'action femmes et sécurité urbaine (CAFSU) dans le cadre de l'Académie internationale des groupes de femmes ( Grassroots Women's International Academy, GWIA ) en juillet 2000, en Allemagne et en juin 2001, à New York dans le cadre d'Istanbul+5, à l'invitation de la Commission Huairou.

Le développement de réseaux de villes, particulièrement dans le cadre du Forum européen pour la sécurité urbaine (FESU) a aussi contribué à intégrer l'approche de genre aux préoccupations des villes européennes, entre autres, par l'adaptation d'outils d'intervention développés à Montréal et à Toronto. Ce type d'échange s'est aussi fait dans le cadre des activités du programme 'Villes plus sûres' des Nations unies, par le transfert de l'expertise montréalaise auprès des responsables du programme œuvrant dans plusieurs villes africaines. Le Centre international de la prévention de la criminalité (CIPC) contribue également à la promotion des pratiques et des connaissances en matière de prévention du crime à l'échelle internationale.

La question de la sécurité des femmes dans les villes fait donc l'objet d'un intérêt grandissant à l'échelle internationale, particulièrement dans le cadre du suivi des engagements pris par les pays membres des Nations unies au Sommet des villes (Habitat II) en 1996. Dans le cadre de sa politique «Femmes et gouvernance urbaine» et de sa campagne sur la bonne gouvernance urbaine, les Nations unies ont retenu ce thème parmi les secteurs d'intervention à privilégier.

Dans le contexte actuel d'une mobilisation à l'échelle mondiale sur les questions reliées à la sécurité des personnes, le développement des réseaux d'échange et le partage des pratiques en matière de sécurité des femmes et d'intégration de l'approche de genre aux politiques et stratégies des gouvernements et des villes est d'une brûlante actualité.

Quelques enjeux

On assiste présentement au développement de nombreux réseaux locaux et internationaux : réseaux de groupes de femmes et d'organisations non gouvernementales, réseaux de villes et d'éluEs municipaux, réseaux de gouvernements ou d'intervenants engagés dans la prévention du crime, etc.

S'il est souhaitable que tous les acteurs concernés soient reliés localement et à l'échelle mondiale, il faut toutefois éviter les dédoublements et favoriser la création de «ponts entre les réseaux» permettant une réelle mise en commun et une complémentarité des ressources.

Dans le domaine spécifique de la sécurité des femmes et de l'intégration de l'approche de genre à la prévention du crime, comment pouvons-nous créer ces ponts entre les réseaux ? Le développement des technologies de l'information offre des possibilités, comment pouvons-nous les utiliser au bénéfice de chaque réseau existant ? Les échanges directs par des missions et des stages sont aussi des voies à privilégier, où pouvons-nous trouver les fonds pour ce type d'activités ?

L'intérêt grandissant pour la question et le développement de projets d'échange ne doivent pas mener à une compétition pour l'accès au financement, particulièrement auprès des agences internationales. Comment pouvons-nous favoriser le développement d'activités pouvant bénéficier à l'ensemble des partenaires concernés ?

Qu'en pensez-vous ? Faites-nous part de votre expérience.

Avez-vous déjà participé à des activités de promotion et d'échange des pratiques ? Si oui, lesquelles ? Décrivez. Quels ont été les principaux effets de ces activités ?

Quels sont pour vous les meilleurs moyens à mettre en place pour que ces échanges donnent lieu à un réel transfert adapté à votre réalité ?

Dans la perspective d'une consolidation des échanges internationaux sur la question de la sécurité des femmes, êtes-vous intéresséE à participer à ce développement ? Si oui, comment ? Quelle contribution pouvez-vous apporter ou quels seraient les bénéfices que vous voudriez en retirer ?

Votre organisme (ou vous-même) fait-il (ou faites-vous) partie d'un réseau local, régional ou international travaillant, directement ou indirectement, la question de la sécurité des femmes ou à l'intégration de l'approche de genre dans la prévention du crime ? Si oui, lesquels ? Décrivez ?

Merci de compléter les fiches du répertoire.

Pour en savoir plus Liens d'intérêts

Références bibliographiques

Comité d'action femmes et sécurité urbaine (CAFSU); et al. 2000. La sécurité des femmes en milieu urbain : Actes du séminaire tenu à Montréal le 15 juin 1999. Montréal : CAFSU.

Comité d'action femmes et sécurité urbaine (CAFSU). 1994. Agir pour une ville sans peur : Actes du Forum organisé par le Comité d'action femmes et sécurité urbaine (CAFSU) à Montréal, le 23 novembre 1993. Montréal : CAFSU.

Femmes et ville, Ville de Montréal; Bureau international, Fédération canadienne des municipalités (FCM). 1997. Une ville à la mesure des femmes : Le rôle des municipalités dans l'atteinte de l'objectif d'égalité entre hommes et femmes. Ottawa : FCM.

Forum européen pour la sécurité urbaine (FESU). 2000. Sécu.Cités femmes : L'approche différenciée par sexe est-elle pertinente en matière de sécurité urbaine ? Paris : FESU.

Varin, Claire (pour le Secrétariat du Canada, Programme promotion de la femme et Tandem Montréal). 1992. J'accuse la peur : Actes de la Conférence montréalaise sur les femmes et la sécurité urbaine, 30 mars 1992. Montréal : Ville de Montréal.

 

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Dernière mise à jour : 28 novembre 2003