Résumé
La plupart des politiques nationales de prévention
du crime ne font aucune distinction entre les hommes et les
femmes quant à l'impact de l'acte criminel ou aux besoins
spécifiques qui en découlent. Puisque la majorité
des pays de l'hémisphère Nord confondent encore
«genre» et «femmes», les stratégies
et les programmes sur la sécurité des femmes tendent
à être réactionnaires et focalisent sur
la victimisation, et tout spécialement sur la violence
conjugale ou familiale. En prévention du crime, le travail
s'est surtout limité aux initiatives urbaines visant
à prévenir la violence commise sur la place publique
par des «étrangers». Les outils d'enquête
sur la sécurité ont mené aux recommandations
pour une prévention accrue du crime circonstanciel, de
même qu'au soutien des services destinés aux femmes.
Des stratégies à court et
à long termes, comportant une gamme plus exhaustive de
programmes de prévention, d'éducation et de soutien,
sont actuellement en développement. Ceci comprend le
travail auprès des enfants, des familles, de l'école
et des médias - par exemple, des programmes pour les
filles et les garçons abordant les rôles de genre
et les attitudes envers la violence et l'agression.
Davantage d'information décloisonnée
quant au genre et plus de contrôle/évaluation sont
requis pour identifier les pratiques et méthodes d'intervention
efficaces à convaincre les gouvernements de l'importance,
pour tous les citoyenNEs, de promouvoir la sécurité
des femmes. On doit développer des partenariats afin
d'améliorer la faisabilité d'interventions plus
globales. La crainte persistante de travailler avec les hommes
doit être surmontée afin d'étudier le rôle
et la responsabilité des hommes dans la suppression de
la violence basée sur le genre. Le Nord peut apprendre
beaucoup des initiatives du Sud quant au changement d'attitude
et de comportement des hommes et des garçons envers les
femmes et les filles, ainsi qu'à la mobilisation des
jeunes hommes dans la prévention de la violence envers
les femmes.
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