Résumé
On manque généralement de
données sur la violence envers les femmes et la famille,
parce que se produisant surtout dans la sphère privée,
ces problèmes sont souvent occultés. De plus,
la discrimination en fonction du genre qui sévit dans
plusieurs sociétés empêche trop souvent
les femmes de rapporter les actes de violence.
Les objectifs à court et à
long terme doivent être identifiés si on veut augmenter
la disponibilité des données.
Cette approche implique :
- Un effort de conscientisation et de
formation pour éveiller les institutions aux besoins
identifiés par la recherche ;
- Le développement de qualifications
professionnelles et de projets de 'micro-crédit' qui
rehaussent l'indépendance économique des femmes,
leur confiance et la conscience de leurs droits. Les activités
doivent aussi impliquer les hommes afin d'éviter une
montée de violence, attribuable à la peur ou
à la jalousie envers les femmes qui se prennent en
main ;
- La combinaison des valeurs patriarcales,
pierre d'assise des institutions, et des valeurs féminines,
afin que les femmes y soient reconnues, elles aussi, et puissent
en bénéficier ;
- La re-socialisation des garçons
et des hommes, afin de briser le cycle de violence perpétué
par les concepts sociaux de masculinité et de féminité.
Il est difficile de trouver les victimes
qui partageront leurs expériences traumatiques, puisque
de telles données doivent être recueillies dans
un environnement souvent secret et hostile au questionnement
même de la violence faite aux femmes. Par conséquent,
la plupart des enquêtes ne peuvent produire un échantillonnage
suffisamment représentatif de la population et sont surtout
utiles comme outils qualitatifs d'évaluation.
Une enquête efficace sur la
violence faite aux femmes exige :
- Des travailleurs de 'terrain'
bien entraînés et bien soutenus, de même
que des partenaires pouvant à la fois fournir l'assistance
appropriée, dans les domaines légal, médical
et psychosocial, et assurer le suivi ;
- Une formation pour les chercheurEs,
les corps policiers et les instances juridiques sur les questions
de genre et sur la violence en fonction du genre, ainsi que
l'amélioration de la collecte des données et
la mise à jour des banques de données institutionnelles,
afin qu'on puisse éventuellement refaire ces enquêtes
pour évaluer l'impact des politiques et des programmes.
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