Résumé
Madame Greta Nemiroff s'interroge sur
le rôle des hommes par rapport à la violence. Pourquoi,
se demande-t-elle, trouve-t-on la violence chez les hommes et
non chez les femmes ? Selon une analyse existentialiste, la
violence est innée et l'on ne peut rien y changer. En
se situant dans une perspective historique et anthropologique,
certains pensent qu'il s'agit d'un caractère acquis.
Les hommes du passé devaient chasser et être en
concurrence avec les autres, d'où leur propension à
des comportements violents. Mme Nemiroff n'apprécie guère
ces explications qui légitiment la violence des hommes.
Une autre analyse fait de la violence
une construction sociale ; la violence tient à la culture.
Les hommes profitent de leur violence ; leur pouvoir est axé
sur la menace. Nombre de femmes vivent leur relation avec les
hommes sous la menace. Les garçons construisent leur
masculinité à travers des jeux, puis dans les
" exploits " de l'adolescence : il faut devenir invincible
et invulnérable. L'exercice de la violence est central
dans la conservation de l'ordre et de la structure hiérarchique
du pouvoir. Le système patriarcal est perpétué
grâce à la violence. On peut donc remédier
à la situation par l'éducation, la formation des
parents, la loi et en utilisant les médias. Si les hommes
perdent le pouvoir résultant de la violence, comment
seront-ils compensés ? On peut être un peu pessimiste
à cet égard. On devrait cependant faire plus d'études
sur les hommes non violents. Par ailleurs, les femmes devraient
se demander jusqu'où va leur complicité dans la
violence des hommes.
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