Résumé
Dans son exposé, Madame Jocelyne Moretti
décrit l'adaptation à Montréal de l'expérience
de Toronto, plus précisément dans La Petite Patrie,
au centre-nord de Montréal. Dans ce quartier, on compte quelque
45 000 habitants, dont un fort pourcentage de souche non québécoise.
De nombreux autobus y transitent; on y relève cinq stations
de métro.
Le comité Femmes et sécurité
est né d'une priorité gouvernementale et dispose d'un
budget sous la responsabilité du Centre des femmes. Un point
fort : le mandat du comité a été reconnu et
accepté par le milieu. On peut aussi évoquer certaines
difficultés : l'absence, au début, d'une vision féministe
chez plusieurs participantEs; la lenteur des discussions initiales,
etc.
Le comité a cherché à connaître
le point de vue des femmes du quartier, en tenant compte de l'âge,
de l'éducation et de l'appartenance culturelle. Il a adopté
une stratégie multidimensionnelle : les marches exploratoires,
l'autodéfense, la sensibilisation (v. g. drogues du viol
: dépliants, journaux, télévision, etc.) et
le réseautage. Il a procédé par des tables
de concertation, par l'utilisation des médias, par des collaborations
(v. g. des groupes d'hommes qui travaillent auprès des hommes
violents), par la responsabilisation collective (v. g. sensibilisation
pour chaque aménagement nouveau).
Les expériences ont mené à
conclure à la nécessité de collectiviser la
démarche (consultation des résidentEs) et à
accroître la compréhension des projets par la population.
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