Résumé
Par le passé, le financement des programmes
était souvent reconduit ou non, en fonction des seuls
résultats de l'évaluation globale et finale de
la performance. Pourtant, l'évaluation «formative»
en continu permet d'apporter, en cours de programme, les améliorations
qui s'avèrent nécessaires.
La planification de cette évaluation
devrait démarrer au moment même de la conception
d'un programme. Les données de base devraient être
récoltées avant qu'un programme ne débute,
et la documentation initiale devrait décrire le contexte
(ex. : caractéristiques socio-économiques et démographiques
pouvant affecter l'application du programme). Cette information
peut aider à créer un programme sur mesure qui
répondra le mieux possible aux besoins spécifiques
des populations ciblées. Une telle évaluation
des besoins peut également convaincre une communauté
et les bailleurs de fonds potentiels du bien-fondé d'un
programme.
Ces besoins, une fois clairement identifiés,
doivent servir à déterminer de façon réaliste
les grandes orientations tout comme les objectifs plus spécifiques
qui, en retour, serviront de guide à l'élaboration
d'un questionnaire d'enquête approprié. L'évaluation
«formative» doit rechercher des «indicateurs
intermédiaires de succès» convaincants
c.-à-d., ce à quoi l'on doit s'attendre si l'on
progresse vers l'atteinte des objectifs. L'évaluation
«sommative» devrait, pour sa part, examiner l'authenticité
des résultats finaux du programme c.-à-d.,
des changements attestant que le programme a vraiment atteint
ses buts.
La collecte de données quantitatives
n'est pas toujours possible puisque plusieurs résultats
ne sont pas quantifiables, ni même mesurables. Les données
qualitatives peuvent, quant à elles, décrire les
résultats en mots plutôt qu'en nombres. Les évaluations
sont plus convaincantes si elles réfèrent à
plus d'une source d'information et à plus d'une méthode
de collecte de données.
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