Résumé
Le projet «Nairobi plus sûre»
(Safer Nairobi Project) est une initiative du Programme Villes
plus sûres de ONU-Habitat en partenariat avec le Conseil
municipal de Nairobi, ITDG-EA et un éventail de partenaires
intéressés par la prévention du crime.
Il a pour but de développer une stratégie de prévention
du crime, à moyen et long terme, impliquant des partenaires
issus des gouvernements centraux et locaux, le secteur privé,
les citoyenNEs et la société civile. Le projet
pilote «marche exploratoire pour une meilleure sécurité
urbaine à Nairobi» fut une première prise
de conscience de ce que les résidantEs peuvent accomplir
pour améliorer leur sécurité et sensibiliser
le Conseil municipal, le gouvernement kenyan et les corps policiers,
à l'importance du rôle des femmes et à leur
contribution dans la mise sur pied de politiques touchant la
sécurité de la communauté, partant du principe
que si un secteur est sécuritaire pour les femmes, il
le sera pour toute la communauté.
Les sondages portant sur l'agression et la violence dont les
femmes sont victimes ont également joué un rôle
crucial en donnant une vue d'ensemble de l'incidence et du type
de crimes, ainsi que des perceptions qui les entourent, ce qui
permit de mieux orienter les marches exploratoires, la planification
et les solutions proposées. Ces sondages et la marche
exploratoire ont révélé que la peur du
crime est différente pour l'homme et pour la femme, et
qu'il y a décalage entre la peur du crime et le risque
réel d'agression criminelle. Ceci s'explique fréquemment
par l'historique des crimes d'un lieu donné et par une
représentation médiatique inutilement terrifiante.
Dans les pays où les femmes sont encore marginalisées
et non reconnues comme partenaires à part égale
du processus de développement, la discrimination en regard
du genre et de la culture peut grandement freiner l'émergence
d'un processus de développement urbain qui soit véritablement
inclusif. La participation des femmes aux problématiques
de développement peut être éclipsée
par la grande pauvreté, surtout dans les contrées
où leur collaboration à la planification et à
l'aménagement urbains n'est pas une priorité en
regard de la satisfaction minimale des besoins de première
nécessité. Les marches exploratoires doivent être
partie prenante de toutes les stratégies d'aménagement
urbain, afin d'améliorer le concept de «villes
inclusives» et d'instrumenter la participation active
des femmes au développement de la Cité.
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