Résumé
En Janvier 2002, le Maire de Quito nomma une
femme comme Directrice métropolitaine de la sécurité
citoyenne, et augmenta ainsi le nombre de femmes aux postes
de décisions et de hautes responsabilités. Cette
nomination remet en question la conception patriarcale selon
laquelle la sécurité des citoyenNEs ne peut être
dirigée que par les hommes et plus précisément
par les policiers. On croit que le fait qu'une femme soit à
la tête de la direction permettra l'élaboration
de politiques sociales qui vont contribuer à contrer
les causes de la violence sociale.
Un projet a vu le jour qui inclue à
la fois la prévention et la réaction opportune
face à la délinquance. La municipalité
y joue un rôle de coordination, et une entité privée
sans but lucratif ( Corporación de Seguridad ) aura
la responsabilité de gérer le système intégré
de sécurité et les ressources financières
qui lui seront allouées ( Fondo de Seguridad ).
De cette façon, l'État, le gouvernement
local, le mouvement des femmes, des organismes non-gouvernementaux,
ainsi que le secteur privé seront des acteurs stratégiques
de prévention, en alliance contre la violence familiale
et de genre. Des négociations sont en cours avec la banque
interaméricaine de développement afin d'obtenir
un prêt de 6 millions de dollars qui serviront à
construire un 'Observatoire informatique de sécurité
urbaine' chargé d'unifier les données statistiques
sur la sécurité, ainsi qu'à la formation
d'une unité spéciale de police communautaire pour
appuyer et orienter la communauté.
Depuis quatre mois, la direction de la sécurité
des citoyenNEs travaille à l'élaboration d'une
stratégie générale qui comprendrait l'équité
sociale, la culture urbaine, la participation et la concertation
sociale, avec des objectifs de prévention et de contrôle
tels que:
- Organiser et éduquer les citoyens
et citoyennes de Quito sur la protection de la vie et des
biens publics et privés;
- Diffuser des moyens de protection par le
biais des centres éducatifs afin de réduire
les situations de risque;
- Définir des services alternatifs
de sécurité;
- Doter les nouveaux quartiers de services
et d'un accès adéquat aux biens de base;
- Lutter contre la pauvreté, développer
l'éducation et la prévention de la violence
pour s'attaquer aux causes de l'insécurité;
- Coordonner avec la police nationale l'application
des plans de sécurité dans le respect des droits
humains.
Cette stratégie s'appliquera
dans les meilleurs délais possibles sur la base d'un
processus de concertation permanente de tous les acteurs concernés,
et de stratégies de participation citoyenne. C'est la
réponse structurelle et institutionnelle à la
demande citoyenne de vivre dans une ville sécuritaire
pour toutes et tous.
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