Résumé
L'Afrique du Sud connaît la plus
haute incidence de violence envers les femmes au monde. La grande
pauvreté et le chômage ajoutant à l'instabilité
du climat social et politique, il est particulièrement
difficile pour les femmes d'avoir accès à l'indépendance
économique et de quitter définitivement des conjoints
abuseurs. Les organismes issus de la société civile
ne reçoivent pas de soutien gouvernemental suffisant
et les services, sérieusement à court de personnel,
sont écartelés entre le poids de la criminalité
et une pathologie sociale généralisée à
la grandeur du pays.
Dans l'ensemble, il y a un réel besoin
d'augmenter la formation à l'approche de genre et la
spécialisation des services destinés aux femmes/victimes
dans les services judiciaires, policiers, de santé et
d'hébergement.
Entre autres recommandations spécifiques :
- Les tribunaux spécialisés
en droit de la famille, délits sexuels et abus contre
les enfants doivent être plus répandus.
- Les corps policiers doivent mettre
sur pied des instances communautaires de maintien de l'ordre
qui renforcent les capacités d'action des communautés
et permettent aux résidantEs d'assumer une co-responsabilité
dans le traitement de certains problèmes.
- Les politiques de logement devraient
prendre en compte les besoins des femmes battues (ex. : le
logement social). Il y a aussi un besoin urgent de services
de santé "24 heures" pour les victimes.
- Les gouvernements devraient donner
priorité à l'emploi et créer des partenariats
avec les refuges afin d'offrir de la formation professionnelle.
De fortes alliances doivent être
conclues avec tout le corps social et une (super)-agence doit
coordonner la formation et le travail des différents
intervenants. Il est de la plus haute importance que des systèmes
d'évaluation appropriés soient élaborés
afin de contrôler et documenter les progrès des
divers fournisseurs de services. On s'assurera ainsi d'une mise
en application adéquate et viable de la nouvelle constitution
progressiste de l'Afrique du Sud, du "Décret contre
la violence conjugale" et de la législation afférente
aux droits des femmes et aux questions de sécurité.
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