Résumé
La violence et l'insécurité
sont vécues différemment pour un homme ou une
femme, et de plus, elles touchent les femmes dans des contextes
très variés. Cette caractéristique de la
violence oblige les municipalités à répondre
par diverses stratégies et par des politiques différenciées
selon le genre.
La prise de conscience de la réalité
de la violence faite aux femmes demeure un premier pas à
franchir et il est important qu'elle se solde par une première
réponse. Idéalement, la lutte contre la violence
à l'endroit des femmes doit s'institutionnaliser par
le développement de programmes et projets étroitement
liés à un processus de participation citoyenne.
Les différentes expériences
municipales doivent être connues les unes des autres,
aussi est-il primordial qu'elles s'insèrent dans des
réseaux, et construire des alliances qui permettront
de bonifier les différentes approches. Ces alliances
doivent être d'abord développées entre villes
d'un même pays et ensuite à l'échelle internationale.
Les partenariats exigent d'être connus
du public et demandent du temps et surtout une volonté
politique. Dans le cas de l'Équateur, il existe un réseau
de 16 municipalités qui travaillent à l'incorporation
de l'approche de genre dans les politiques. Des collaborations
ont été développées avec des 'villes-surs'
d'autres pays (Santa Fe de Bogota et Medellín en Colombie)
et le réseau de capitales d'Amérique latine (UCCI).
Les réseaux de villes à l'intérieur
d'un pays doivent développer des outils communs et s'appuyer
sur des indicateurs et des bases de données similaires.
De même, les réseaux internationaux peuvent s'appuyer
sur les organismes et programmes internationaux.
Quelques éléments de partenariats
réussis :
- Aider à des actions de sensibilisation
et de conscientisation du public.
- Permettre de rationaliser et de mettre
en commun des ressources.
- Le partage des pratiques exige la transparence
: faire connaître les difficultés autant que
les réussites.
- Aider à la construction théorique
et méthodologique.
- Utiliser les technologies de communication
existantes (internet; courrier électronique).
Le plus important demeure toutefois
la volonté politique de réduire la violence faite
aux femmes, cela à tous les échelons de l'appareil
municipal : du personnel politique, conseillers / conseillères
et dirigeantEs, au personnel technique et administratif.
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