Résumé
Les campagnes organisées par l'organisme
non gouvernemental Viva Rio
à Rio de Janeiro sont d'excellents exemples de mobilisation
des femmes comme "agentes" de changement social dans
le but de réduire la violence et la prolifération
des armes. Des femmes de provenances diverses se sont regroupées
pour lancer la campagne "Un choix sans arme ! C¹est
ton arme ou moi" à la Fête des Mères,
en 2001. Afin d'aider les femmes à désarmer leurs
proches, on distribua alors des fleurs blanches et de la documentation
fournissant, de façon fort convaincante, la preuve qu'un
fusil a bien plus de chance de tuer ou de blesser que de protéger
ceux qu'on aime. Des artistes populaires ont offert plusieurs
concerts "de conscientisation" dans le cadre de la
campagne "Mère, désarme ton fils".
Les femmes se sont également mobilisées
via des marches et des séminaires pour tenter de convaincre
les politiciens de punir adéquatement les meurtres et
autres agressions commises envers les femmes. En 1998, le gouvernement
donna à l'Institut National des Femmes la responsabilité
de rédiger une nouvelle loi qui tiendrait compte des
suggestions des femmes. Bien que le président ait promis
son soutien et présenté cette proposition au Congrès,
la Loi sur la violence conjugale au Costa Rica demeure la seule
loi en Amérique Centrale à ne pas pénaliser
un tel comportement.
Néanmoins, les femmes ont continué
d'organiser des campagnes pour la paix, tel le mouvement Visitación
Padilla de Honduras qui a réussi
à convertir le service militaire obligatoire en service
volontaire. Depuis 2000, les femmes organisent des vigiles mensuelles
et distribuent des brochures et des rubans orange qui symbolisent
le grand besoin de paix entre hommes et femmes. La clé
du réel progrès se trouve toutefois dans l'éducation
pour la paix et l'égalité, spécialement
celle des enfants et des jeunes, afin d'éradiquer, à
la source, la violence et la discrimination en fonction du genre.
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